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L’Union européenne renforce ses sanctions contre les activités hybrides et les cyberattaques russes

Le 13 juillet 2026, le Conseil de l’Union européenne a renforcé son dispositif de sanctions face aux menaces hybrides et cyber liées à la Russie.

Deux règlements d’exécution distincts traduisent cette orientation en mesures directement applicables dans l’ensemble des États membres.

Le règlement d’exécution (UE) 2026/1710 met en œuvre le cadre établi par le règlement (UE) 2024/2642 relatif aux activités déstabilisatrices menées par la Russie.

Il inscrit Ivan Kasyanenko, commandant adjoint du service des opérations spéciales du GRU, sur la liste européenne des personnes sanctionnées.

Le Conseil lui attribue un rôle majeur dans les activités de l’unité 29155 et dans plusieurs opérations clandestines conduites hors de Russie.

Sont notamment évoqués l’Afghanistan, les opérations liées à l’empoisonnement des Skripal, les réseaux Wagner en Afrique et la coopération avec l’Iran.

Cette désignation illustre l’élargissement des sanctions européennes aux actions hybrides portant atteinte à la sécurité, à la stabilité et à l’intégrité de l’Union.

Le règlement d’exécution (UE) 2026/1714 intervient, quant à lui, dans le cadre européen contre les cyberattaques menaçant l’Union ou ses États membres.

Il inscrit huit personnes et quatre entités appartenant ou contribuant à l’écosystème cyber malveillant russe.

Les entités concernées sont Media Land LLC, ML.Cloud, Z-Pentest et LLC Impuls.

Elles sont accusées d’avoir facilité des campagnes de rançongiciels, de phishing, de déni de service et des attaques contre des infrastructures critiques.

Les secteurs de l’énergie, de l’eau, des services publics, de la finance, des médias et des administrations figurent parmi les principales cibles.

Plusieurs personnes sont également sanctionnées pour leur implication dans les logiciels malveillants LummaC2, Trickbot et Conti.

L’Union souligne ainsi la convergence croissante entre services de renseignement, cybercriminels, hacktivistes et entreprises privées.

Les personnes et entités désignées font désormais l’objet d’un gel de leurs avoirs dans l’Union européenne.

Il est interdit aux citoyens et opérateurs européens de mettre, directement ou indirectement, des fonds ou ressources économiques à leur disposition.

Les personnes physiques sont en outre soumises à une interdiction d’entrée ou de transit sur le territoire de l’Union.

Pour les établissements financiers et les entreprises, ces règlements imposent une mise à jour immédiate des outils de filtrage et des référentiels de sanctions.

Les relations d’affaires, bénéficiaires effectifs, dirigeants, contreparties et paiements doivent être contrôlés afin d’identifier tout lien avec les personnes visées.

Ces mesures confirment que la conformité aux sanctions doit pleinement intégrer les risques géopolitiques, cyber et hybrides dans un dispositif coordonné de vigilance.